Les mystères de l'iridologie

Les mystères de l'iridologie

Avez-vous déjà entendu parler de la légende du petit Ignace et de sa chouette ? Non ? Et bien laissez-moi vous conter leur histoire….

Un jeune garçon de 10 ans, prénommé Ignace, baguenaudait dans la forêt lorsqu’il fut attaqué par un rapace. Hibou ou chouette, nul ne le sait. Pour se dégager des griffes du volatile, Ignace n’eut d’autre alternative que de lui casser une patte. L’enfant luttant face à face avec le rapace, les yeux dans ses yeux, vit apparaître soudainement dans son iris une fente juste après lui avoir brisé l’échasse. Intrigué, il se questionna : et si cette fente était apparue à cause de la fracture ? Sa vocation fut ainsi faite. Dès lors, Ignace Von Peczeli, futur médecin homéopathe, n’eut de cesse d’étudier l’iridologie.

La véritable histoire est un peu moins romanesque mais je n’oserai vous raconter qu’en réalité, le jeune Ignace ramena un jour chez lui une chouette blessée trouvée dans la forêt. Ni qu’en découvrant une fente dans son œil, il fit une corrélation, Dieu seul sait comment, entre la fracture et la tâche. Et encore moins qu’il brisa volontairement l’autre patte de la chouette en espérant vérifier son hypothèse.

L'iridologie, c'est quoi et d'où ça sort ?

Il s’agit de l’étude approfondie de l’iris. Elle apparaît dès l’Antiquité chez les Egyptiens, les Chaldéens (Mésopotamie), en Inde et aussi en Chine. Au XIXème siècle, elle est sacralisée en Europe et aux Etats-Unis grâce aux travaux du docteur Ignace Von Peczely. En 1880, ce médecin homéopathe Hongrois met au point une cartographie des zones iriennes et fait ainsi entrer l’iridologie dans la pratique médicale. Au XXème siècle l’iridologie se développe en France grâce aux études de Léon Vannier, Gaston Verdier, Gilbert Jausas et André Roux qui intègre l’iridologie dans le savoir-faire naturopathique.

Mais qu'est-ce que l'iris au juste ?

C’est la partie colorée de l’œil qui entoure la pupille. On y découvre des colorations, des formes, des cavités plus ou moins grandes et profondes, des tâches, des fibres plus ou moins denses et tendues. A l’instar des empreintes digitales, chaque iris est unique, signant la particularité de chaque être humain.

A quoi sert de faire un examen irien ?

L’iridologie n’est pas une thérapie, ni un instrument de diagnostic mais un véritable outil d’évaluation de l’état organique et métabolique d’une personne. L’examen de l’iris permet de dresser un bilan de la nature du terrain d’un individu : ses prédispositions héréditaires, la présence ou non de toxines dans son organisme et sa capacité à les évacuer. Il révèle également les ressources minérales, nerveuses et psychiques, en somme la vitalité du sujet. L’examen de l’iris permet enfin de déceler d’éventuels dysfonctionnements, fragilités, surcharges, inflammations, au niveau des organes sans toutefois poser de diagnostic ni de pronostic qui restent la compétence du corps médical.

L'iridologie, comment ça marche ?

Le docteur René Bourdiol, neurologue et spécialiste en neurophysiologie, pose comme hypothèse qu’« un signe irien n’est en effet que la projection d’un trouble du système autonome innervant un organe. Ce n’est pas la visualisation directe de l’organe qui est offerte, cela va de soi, mais la résultante de multiples projections en liaison avec une série de circuits neurologiques ». En effet, l’iris est innervée par le nerf vague, branche motrice du système nerveux autonome, et reçoit par son intermédiaire des informations de tout l’organisme. Ces informations vont s’inscrire dans la trame de l’iris par des phénomènes de constriction et dilatation, marquant ainsi des signes caractéristiques. L’iris serait donc le « support d’une information véhiculée par le système nerveux ».
Selon André Roux, les modifications biochimiques des humeurs (sang) viendraient transformer la coloration de l’iris, telle que l’acidité ou l’alcalinité du milieu. Cela concerne également la capacité du milieu à résister ou non au passage d’un courant électrique : c’est-à-dire sa concentration électrolytique (résistivité). Il s’agit enfin de son potentiel d’oxydoréduction. En d’autres termes, « le changement de couleur de certaines zones de l’iris est provoqué par une modification intervenue dans le métabolisme cellulaire d’un organe donné, modification qui est en rapport étroit avec des phénomènes de polarisation et qui entraine un virage des teintes des pigments, soit une surpigmentation, soit une dépigmentation, selon que (…) le milieu intérieur est alcalin ou acide ».

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