La sève de bouleau

La sève de bouleau

C’est en me promenant à l’orée de la forêt que j’ai croisé la route d’un bouleau.

Il trônait, majestueux, au sommet d’une colline surplombant les bois, vêtu d’une robe blanche éclatante reflétant la lumière dorée du soleil printanier.

Ses branches dansaient gracieusement au gré du vent avant de s’ouvrir dans ma direction, m’invitant à l’accompagner dans sa valse légère.

Fascinée par sa grandeur, je rejoins l’arbre avide de connaître son histoire et celle de sa famille, les Bétulacées.

Une fois à son pied, j’ai senti tous mes sens croître, c’est ainsi que j’entendis sa voix pour la première fois.

Betula, c’était son nom, Betula alba, le bouleau blanc.

Je déposai ma main sur l’écorce rugueuse de son tronc élancé, me laissant conter les vertus insoupçonnées qu’il offrait aux hommes depuis tant d’années.

Avec son écorce, les hommes ont pu produire du papier, faire de la farine ou bien du thé, préparer un onguent pour soigner les plaies mineures et même atténuer une fièvre.

Avec ses feuilles fraîches, les hommes soulageaient des crises de goutte et les rhumatismes. En lotion, on luttait contre les pellicules et la chute de cheveux.

Pubescent, ses bourgeons stimulent l’activité endocrine, agissent en cas de décalcification et de fractures et nettoient les organismes encrassés. Ils apporteraient même des pensées positives.

Verruqueux, ses bourgeons sont bénéfiques en cas d’insuffisance rénale, apportent souplesse aux articulations et stoppent l’inflammation de la peau et l’inflammation chronique. Ils aident à retrouver force et sens à ceux qui sont perdus sur leur chemin de vie.

Mais c’est pour sa sève que Betula est le plus recherché, car c’est une sève vivante, riche en minéraux qui apporte de multiples bienfaits.

Symbole du printemps et des esprits protecteurs, c’est probablement pour cela qu’on nomme Betula, l’arbre de sagesse, même s’il s’éteint relativement jeune, à peine centenaire.

Composition de la sève de bouleau

La sève de bouleau est d’une grande richesse, elle renferme :

. 99% d’eau.

. Des minéraux et oligo-éléments : calcium, potassium, magnésium, sodium, phosphore, zinc, manganèse, fer, chrome, sélénium, cobalt, or, silicium, cuivre et lithium.

. Des vitamines : A, E, D3, C, B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, K1

. Du mucilage : substances végétales, constituées de polysaccharides, qui gonflent au contact de l’eau.

. Du sucre : de 0.4 à 2 % de sucre sous forme d’hétérosides : le bétuloside et le monotropitoside , de polysaccharides et de glucides simples.

. Dix-sept acides aminés libres, parmi lesquels figure l’acide glutamique.

. Des acides de fruits : acide malique, acide succinique, acide phosphorique et acide citrique.

Les actions de la sève de bouleau

. Action drainante : élimination des déchets acides de l’organisme avec une action sur l’hyper uricémie (taux excessif d’acide urique dans le sang) et l’hypercholestérolémie (taux excessif de cholestérol dans le sang). La sève de bouleau permet de soulager l’arthrose, les rhumatismes et redonne souplesse aux articulations.

. Action anti-inflammatoire.

. Elle contribue à la perte de poids en nettoyant le foie, les reins et le pancréas elle combat aussi la rétention d’eau et la cellulite.

. Elle contribue à l’élimination des calculs rénaux.

. Elle est bénéfique pour la tension artérielle et le fonctionnement cardio-vasculaire.

. Action détoxifiante au niveau cutané : eczéma, dartres, psoriasis.

Rend un bel éclat à la peau.

En lotion : démangeaisons du cuir chevelu, pellicules.

. Reminéralisante, antioxydante, revitalisante.

Consommer la sève de bouleau

A la fin de l’hiver et au début du printemps, l’arbre se gorge de toute la sève dont il a besoin. Puisés dans le sol, les sels minéraux sont envoyés tout en haut de l’arbre pour activer l’éclosion des bourgeons et nourrir les jeunes pousses. C’est à cette période très précise que l’on peut récolter, juste avant que les bourgeons n’éclosent.

Au printemps, la cure débute au moment de la montée de sève et peut se poursuivre 1 à 2 mois, jusqu’à la fin de la récolte.

Durée : 21 jours, soit 3 semaines à raison d’un litre par semaine, quelques centilitres / jour, de préférence le matin à jeun.

Pour potentialiser son assimilation, on peut la laisser quelques instants sous la langue, avant de la déguster.

La sève doit être conservée a une température inferieure à

4°C pour retarder la fermentation. La fermentation apparait vers la 2ème semaine néanmoins, la sève reste comestible même si son gout est moins agréable.

Une seconde cure peut être envisagée à l’automne avec une sève pasteurisée ou conditionnée sous vide.

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